Un espace pour vivre sa
vieillesse.

Philosophie du foyer de jour

« Nier la fragilité, nier sa fragilité et celle des autres, c’est en premier lieu se fermer à une incontestable réalité ; Ce n’est pas dans nos fragilités que se nichent quelque unes des plus belles altérités, certains des plus somptueux trésors et donc des raisons de croire que peut éclore une autre humanité »

Denis Lafay

 

Le Foyer de jour favorise les principes de tolérance, de respect de chacun dans ses différences, ses rythmes, son chemin intérieur. Il entend offrir aux hôtes du lieu des opportunités d’apprivoiser et de rejoindre des élans, des rêves, des souhaits, des possibilités de prendre et reprendre un rôle de citoyen-ne-s au cœur de la communauté

Chantovent pose le postulat que la dynamique sociale est un terreau sur lequel se cultive l'accompagnement et le développement d’un mieux-être. Le simple fait d’être là, inscrit chaque hôte dans une dynamique d’appartenance et cette dernière est un vecteur puissant d’intégration dont l'impact sur la santé est fort.

Lorsque le champ de relation se rétrécit et, de fait, que la dynamique sociale se transforme, la personne est confrontée à un processus de changement. Dans ce cas, l’accompagnement va se construire sur l’accueil de toutes ces ruptures douloureuses, sur la possibilité de les digérer, de les pacifier. Au fil du temps ces évènements pourront peut-être se lire comme des opportunités, pour chacun, de se reconnecter à son énergie de vie, de s’engager sur un nouveau chemin de croissance, d’acceptation et d’ancrage dans le moment présent. 

« Il faut être capable de se métamorphoser, de vivre la nouveauté en y mettant toutes nos forces. Le sentiment de tristesse qui naît de l’attachement à ce qui est perdu n’est pas bon et ne correspond pas au véritable sens de vieillir »

Olivier Taramarcaz

Le Foyer de Jour invite chaque personne à explorer ce que compose  son ambivalence, ses limites, sa solitude, sa souffrance, sa dépendance parfois.L'invitation porte aussi à explorer ses ressources, ses compétences, ses élans,  ses sources de satisfaction. 

Chantovent pose divers postulats comme pierres d'angle de nos interventions:  

- Les potentialités sont autant d’ancrages rassurants et de leviers sur lesquels s’appuyer pour trouver des balises, de la sécurité, de la solidité, de l’estime de soi. 

- Lorsque chaque personne se réapproprie son propre pouvoir et trouve un espace où l’exercer,  l’essence même de sa vie entre en floraison.

 

« On ne peut aspirer aux potentialités de son humanité que dans l’interaction, et cette interaction se tisse et s’anime, se concrétise dans le lien de réciprocité.»

Alex Kahn

Chantovent conjugue l'empathie et bienveillance à une fonction de facilitation, aux diverses réalités de nos hôtes tout en visant leur reliance avec la communauté environnante. Ainsi, le Foyer de Jour  s’active à offrir des opportunités de perméabilité entre le dedans et le dehors, à créer des occasions de rencontres entre les âges et à faire exister des passerelles pour porter leurs paroles de « passeurs de mémoire" ( termes cher à Olivier Taramarcaz)  

Au-delà, l'intention est bien d’aller questionner la place de l’Homme dans son territoire, d’aller explorer comment vivre en intelligence partagée avec l’ensemble de l’environnement humain et naturel  de proximité, s’engageant alors dans l’élaboration un futur commun. Le Foyer de Jour repose sur la perception profonde qu’un nouveau regard est possible, qu’il est à construire ensemble, dans une approche concertée, avec tous les âges.

«…qui n’éprouve pas de joie de dire à nos aînés qu’il sont une chance….Une chance pour reconnaitre qu’à l’école de l’humanité nos aînés sont nos maîtres. Ils n’ont nul besoin de ces ouvrages qui encombrent et permettent de se cacher derrière un savoir académique. Leur parole est libérée et épurée de par les épreuves qu’ils ont su surmonter pour offrir à la vie l’intelligence du courage et de la bienveillance. Une chance, celle d’être les héritiers d’une histoire, jamais indifférente à l’avenir de ceux qui la reçoivent. Une chance, enfin, de les rencontrer. Leurs rides ne sont-elles pas trace des aridités traversées ? Leurs visages livrent avec pudeur les combats dont ils sont sortis vainqueurs… »

Bernard Devert

 

 

 

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